Sondage : voici ce que va devenir la galerie de l’Etoile

Suite au vaste sondage organisé par le promoteur, on sait enfin quel avenir est réservé à la galerie commerciale de l’Etoile, dont les travaux viennent de débuter. 

C’est l’arlésienne locale, presque autant que cette foutue autoroute qui s’invite jusque dans les élections. La galerie de l’Etoile, jadis prospère et admirée, est presque devenue une blague. Une enfilade de vitrines vides faussement camouflées, abandonnées depuis la fermeture du cinéma. Une véritable verrue à l’image de son centre-ville déserté.

Un constat réfuté par Jean-Marc Brechotte, fan de la première heure de Patrick Swayze et maire-adjoint au commerce et à l’emploi : « Il serait totalement disproportionné de qualifier le centre-ville de mort, il est simplement assoupi profondément depuis longtemps, c’est tout. » Il en prend pour preuve le punk à chien qui fréquente quotidiennement le lieu, ainsi que les deux jeunes qui jonglent avec leur ballon. « Vous voyez, il y a presque autant de vie que quand la fontaine était allumée et les boutiques occupées », ajoute-t-il, assis par terre, en ajustant la mouture de son café pour faire comme si le torréfacteur était encore là, à parfumer la galerie.

Monique Pariat, présidente de l’Union Commerciale est du même avis : « On peut pas dire qu’on fait rien, on se donne vraiment du mal pour nier la situation ».

Chantier de construction de la galerie dans les années 80

Grand sondage populaire

Mais tout ça va changer. Les travaux de rénovation viennent de débuter et le promoteur qui a racheté la galerie et porte ce projet ambitieux –plus proche de la science fiction que de la réalité– a eu une idée de génie : demander aux gens ce qu’ils veulent. Sauf qu’on n’est pas en Suisse et un référendum de notre côté de la frontière, ça devient vite n’importe quoi.

Surtout que, si pour certains nostalgique qui ont connu un centre ville fréquenté par plus de 15 personnes à la fois, c’est une bonne nouvelle, il n’en est pas de même pour ceux qui souhaitent garder le calme très rurale de la ville capitale du Chablais.

En exclusivité, La Messagère a eu accès au contenu d’un des sondages et voici les résultats de l’enquête :

Question 1) Êtes vous favorable au retour d’une galerie avec des boutiques ouvertes ?
Oui 25%
Non 25%
Pourquoi faire? 25%
Ne se prononce pas 25%

Question 2) Souhaitez vous un centre ville vivant ?
Oui 50%
Non 0%
Plutôt crever 25%
Ne se prononce pas 25%

Question 3) Un centre ville animé va permettre de vendre plus cher l’immobilier ?
OHHH QUE OUIIIIII 25%
Non 0%
Demandez ça à Jean Denais 75%
Ne se prononce pas 0%

Question 4) Pour vendre plus cher, seriez vous prêt à accepter des lieux de vies après 18H30 ?
Oui 2%
Non 18%
Et pis quoi encore 55%
C’est ouvert avant 18H30 ? 25%

Question 5) Trouvez vous que le centre ville est suffisamment animé ?
Oui 1%
Non 1%
Tout dépend de ce que l’Ephad programme 73%
Ne se prononce pas 25%

Question 6) Que pensez vous du projet de marché de producteur ?
Producteur de quoi ? 33%
Y’a deja le petit casino pour ça non ? 33%
Je ne connais pas cette marque 34%

Question 7) Souhaitez-vous plus de dynamisme ?
Oui, mais si c’est silencieux 80%
Oui, mais quand je suis pas là 10%
Oui, mais ailleurs 10%

Thierry Le Corre, homme d’affaires Chablaisien, mais surtout homme sévèrement burné (ou sévèrement optimiste, tout dépend de votre pensée philosophique), porte à bout de bras ce nouveau bébé malgré des résultats de sondages un peu complexe à décoder. Pour l’aider dans cette tâche digne des travaux d’ Hercule, il a pu compter sur l’aide des plus brillants étudiants d’Harvard, d’Oxford et quelques retraités de la Nasa.

Un avenir cinématographique

Coût estimé des travaux : 74,73 milliards de bitcoins. Mais Thierry Le Corre a tout prévu pour rentabiliser l’opération et compte bien louer toute la galerie avant de pouvoir louer les boutiques. « Cette galerie est si typique, austère, mystérieuse, désagréable, voire acrimonieuse, que j’étais certain que ça pouvait en intéresser certains en l’état ». Et en effet, c’est un acteur économique inattendu qui s’est manifesté : AMC Studios, maison de production américaine. Notre verrue chablaisienne a en effet particulièrement tapé dans l’œil de Frank Darabont, producteur qui fabrique la série Walking Dead. « It’s so degueulasse », ce serait-il exclamé en signant les contrats pour y tourner un épisode de la série à succès.

La preuve que notre galerie abandonnée a encore de sales jours devant elle.

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