La Ville de Thonon vire le Nautic All pour un remake du film Point Break

« Ocean eleven » : C’est le nom trouvé par ses opposants à l’affaire du « Nautic All » à cause de ses onze vices de procédures. Reportage.

Personne ne l’avait vu venir ! La base nautique installée depuis 7 ans sur une ancienne friche de la Pinède sera délogée par la municipalité. Le gérant du Nautic All, Alexandre Wosko, est en première ligne : « Christophe Arminjon m’a mis en garde », nous confie-t-il.

Le Maire de Thonon aurait même précisé : « Ça fait trop longtemps que j’attends d’être le boss et c’est pas Brice de Nice ou un virus chinois qui m’empêcheront de faire la loi ! ».

La nouvelle mairie aurait-elle réalisé le casse du siècle ? C’est en tous cas ce que pense la défense d’Alexandre Wosko. Par-dessus l’épaule, une mine défaite et les cheveux ébouriffés, il ajoute : « Depuis, je vois des onzes partout, onze heures onze, onze coup de minuit… Deux mille vingt et onze est une année qui s’annonce mal… »

Un restaurant pour remplacer le Nautic All

La gestion de la base nautique de la pinède serait donc attribuée aux frères Bidal, qui s’occupent déjà de l’Oxxy Beach à St Disdille. Leur dossier d’appel d’offre a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme à la mairie : « Ils sont super cool et ils travaillent à torses nus comme dans point break ! On va transformer cette vieille base nautique pour les enfants en fast food pour jet setters », déclare Phillipe Lahote, conseiller municipal chargé du sport.

Et d’ajouter : « Si avec ça on n’est pas réélu dans quatre ans, c’est que j’ai rien compris à la politique. » En off, il nous murmure à l’oreille : « Et pis c’est des potes en plus, alors je te dis pas les chouilles qu’on va se faire à l’œil ».

L’opposition politique est, elle, bien silencieuse. « Oh, moi, vous savez, moi, qu’un 847e restaurant ouvre sur Thonon, moi, je ne me sens pas dérangé, parce que moi je suis dans la confiture alors moi je pourrais peut-être leur vendre mes produits, ah ça moi je peux vous dire que ça en ferait des délicieuses crêpes pour moi ! », se contente de déclarer Franck Dalibard, en nous offrant une photo dédicacée de lui-même posant devant son usine.

Un dossier coulé dans du béton

Tout a été ficelé avec soin dans ce dossier, des recours possibles aux protagonistes, en passant par la communication officielle. Après plusieurs jours de mailing et d’appels, nous avons recueilli, en exclusivité pour La Messagère, l’analyse de George Clooney : « Ces types sont des pros, je n’ai jamais vu ça, c’est du papier millimétré au poil de cul » Il renchérit : « C’est comme si on avait dérobé le plus gros diamant du monde avec l’autorisation de son propriétaire. »

What else ?

Avec le peu d’énergie qu’il lui reste, Alexandre Wosko lance une procédure. Au regard des éléments du dossier, ses avocats ont bon espoir d’avoir une réponse dans une cinquantaine d’années.

Des 11 d’Ocean, on passerait aux 11 d’Arminjon ? “Arminjon’s eleven”, l’affaire à suivre !

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