Silure : l’envahisseur exotique du Léman

On observe l’apparition de silures dans le Léman depuis le début des années 2000.

Ces géants peuvent atteindre la taille de 2m67 de long (record du Léman : spécimen pêché à Thonon), soit deux Mimi Mathy (ou 1,4 Pierre Chabrier), et peuvent peser plus de 120kg, soit l’équivalent d’un Dwayne Johnson. Le mystère règne quant à savoir comment ils y sont parvenus. Ont-ils pu cheminer depuis le Rhône ? Ont-ils été introduits artificiellement par des pêcheurs sportifs ? Difficile de trancher.

Ils ne sont pas de la même famille que les poissons chats, même s’ils leur ressemblent avec leurs “moustaches”, les barbillons. Ils mangent tout ce qu’ils trouvent : des grenouilles, gardons, perches et autres poissons comme le brochet, des écrevisses, mollusques, vers de terre, mais aussi des petits volatiles comme les poules d’eau et les canards.

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Originaire d’Europe de l’est, le silure est un poisson opportuniste qui a su coloniser tous les milieux, il n’est pas gêné par la présence de sédiments, s’adapte à toutes les profondeurs et à une mauvaise qualité de l’eau. On craint donc qu’il ne prenne toute la place et fasse de l’ombre aux autres espèces.

Les femelles pondent en moyenne 30 000 oeufs par kilo de leur poids, soit potentiellement 3,6 millions de petits ostéichthyens. Les silures vivent en couple, les oeufs sont déposés dans un nid préparé à l’avance, que le mâle défendra farouchement pendant l’incubation.

Le silure n’a pas de dents, plutôt des sortes de râpes, et la forme de sa mâchoire l’empêche de s’agripper à un animal ou à un enfant. Si des baigneurs ont eu l’impression d’être attaqués, les blessures ont toujours été superficielles. Ces incidents s’expliquent par le comportement protecteur des parents envers leur nid, le but est de faire fuir les intrus, sans aucune volonté de tuer. Il n’empêche qu’ils restent impressionnants et c’est surtout leur taille qui fascine.

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Étant donné que nous faisons tous les jours des blagues, il nous semblait inconvenant de faire un rocambolesque poisson d’avril. Du coup on a fait un article très sérieux sur un poisson inquiétant du Léman. Tout est vrai.

Nous on fait dans le véridique poisson d’avril, mais notre palme revient à France 3 Occitanie pour son article au sujet de Thomas Pesquet. On a adoré l’initiative, bravo à eux.

Édit du 2 avril
RAPPEL : Ceci est une satire, les propos sont principalement fictifs

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