Chasse: procès du VTTiste tué en montagne. 5 incarcérations dont le VTTiste et une marmotte

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En octobre 2018, un vététiste britannique se jetait insolemment devant le tire d’une arme de guerre d’un alcoolique tueur de bestioles apprivoisées sur un chemin en Haute-Savoie. Mi-décembre 2020, le procès se termine. Bilan 5 incarcérations. Le VTTiste, ses parents, une cerf et une marmotte suspecte.

“j’ai tiré un sanglier j’vous dis”

Le jeune chasseur épleuré à la barre réitère sa plainte envers le sportif d’outre-manche décédé. “J’ai tiré un sanglier j’vous dis. Et au final je me retrouve avec un type aux habits fluorescents avec une bastoss dans l’citron. Comment je suis censé nourrir ma famille avec ça ? On peut plus tuer qui on veut tranquille c’est ça ? Y faut encore que des p’tits malins en deux roues viennent mettre leur grain d’sel ?”

Ces quelques mots partagés avec émotion entre deux gorgées de 8.6 tiède suffiront à convaincre les jurés qui condamnent donc le VTTiste de manière post-mortem. Dans ces conditions relativement exceptionnelles, l’exhumation du corps pour le placer dans une cellule a été évoquée, mais l’absence de cellule dans le village a poussé les équipes de la ville à se tourner vers une autre solution. Un passant bienveillant avait proposé ses services: “eh sinon on y fout au congèle au sous-sol pi vous m’filez un p’tit bifton, y va pas aller bien loin l’gosse, rapport au fait qu’il soit décédé”. Cependant, la technique retenue est celle de construire une cellule au dessus de la tombe du jeune punk insolent.

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5 incarcérations au total

Le cas du sportif coupable de se mettre devant les tirs du charmant jeune homme armé jusqu’aux dents est donc réglé. Mais ce n’est pas le seul déclaré coupable dans cette histoire. Ses parents ont écopé de 3 ans de prisons ferme chacun pour “non-assistance à personne en congé”. En effet, le chasseur ayant abattu leur fils était en congé-maladie au moment des faits.

Les deux autres individus derrière les barreaux sont un cerf et une marmotte, qui s’amusaient d’après le tueur et ses amis amoureux de la nature et des breuvages qui font tomber les sur-cils, à traverser la foret de long en large régulièrement. “La marmotte à la con, elle sautait sur l’dos du cerf de mes deux et ces saloperies ne cessaient de courir un peu partout entre les arbres pendant qu’on essayait tranquillement de trouver les oiseaux de proie qui sortaient des élevages du vieux Marco pour leur éclater la face à la chevrotine explosive. Forcément ça nous a habitué à voir un p’tit machin qui chevauche un gros truc, c’est pour ça, le Shleu en vélo, le Polo il l’a dégommé” , nous a confié à demi-mot un des assassins des montages à la notion de géographie approximative pendant qu’il remplissait une gourde en peau de serpent d’une bouteille de Villageoise.

Une époque difficile pour les tueurs

Un procès controversé qui a éprouvé le chasseur et ses proches qui sont encore aujourd’hui suivis par des psychologues payés par l’état et la famille du sportif ayant passé l’arme à gauche. Heureusement, la dérogation accordée aux chasseurs et autres tueurs du coin leur permettant d’aller mettre des vies en danger pendant le confinement leur a un peu remonté le moral. Une demande d’obtention de la légion d’honneur a tout de même été déposé en mairie par le meurtrier, ce qui a empli de bonheur les visages souriants et tuméfiés de sa femme et de sa fille de 6 ans qui seraient, d’après une dépêche de l’AFDP, tombées toutes les deux dans les escaliers de leur maison de campagne en rez-de-chaussée. On en profite pour rappeler à nos lectrices et lecteurs de faire bien attention aux glissades en ces périodes froides !

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