Pour joindre ses deux passions, Gilles Joly invente la chasse sans fusil

Criminels des temps modernes pour certains, régulateurs de la faune pour d’autres, simples connards alcooliques pour beaucoup, nous vous proposons aujourd’hui une immersion dans le monde de la chasse qui n’est pas, contrairement à une rumeur bien répandue, composée seulement d’individus kakis à fusil.

Nous avons rencontré Gilles Joly, qui pratique la chasse depuis de nombreuse années, mais sans jamais avoir chargé son fusil ! Il nous explique sa philosophie, entre deux râteliers. Explications sur une activité clivante et méconnue

La Messagère Libérée : Gilles bonjour, expliquez-nous comment il est possible de chasser sans fusil ?!

Gilles Joly : « C’est très simple, je suis rabatteur ! »

LM : Quel est le travail d’un rabatteur ?

GJ : « En réalité je n’ai pas besoin d être armé, je travaille pour d’autres qui, eux, le sont. Je cherche activement des proies, les débusque, et quand le moment est venu je les rabat vers mes collègues armés… et c’est le strike ! »

LM : Si l’on comprend bien, il s’agit d’un travail d’équipe.

GJ : « C’est exactement ca ! Contrairement à ce qui se dit, le milieu de la chasse est composé de gens très ouverts. J ai longtemps fait équipe avec Jean DENAIS, mais cela ne m’a pas empêché de faire équipe avec Astrid Baud-Roche lors de ma dernière sortie et peut-être dans le futur avec Jean Baptiste Baud, qui sait !

LM : Des rôles bien définis, une organisation au millimètre, c’est donc ça la recette du succès !?

GJ : « Même pas ! Nous sommes avant tout des passionnés, et en tant que tels, tous les rôles nous satisfont. Regardez lors de notre dernière virée, le matin je rabattais pour Astrid et l’après-midi même Astrid allait rabattre pour Franck Dalibard ! Disons que c’est une grande famille ! »

LM : Revenons si vous le voulez sur la belle équipe que vous avez en effet formé avec votre ami Jean.

GJ : « Oh putin la belle époque ! On en a tiré du blaireau ! Mais il fait bien avouer que sur la fin, c’était quasi du braconnage, on a été obligé de calmer le jeu sinon on allait se faire choper. »

LM : Et pourtant cela n’a pas suffit…

GJ : « On ne peut rien contre la méchanceté des gens. Malgré les efforts entrepris, les détracteurs de Jeannot ont réussi à le faire condamner pour une pauvre cabane de chasse achetée alors qu’il était président de la fédé… heureusement il n’a pris qu’une amende à 5 euros avec sursis. Du coup il a toujours la cabane ! Il y met tous ses trophées pour bien les emmerder. (Rires) »

LM : Comment tout cela a commencé ?

GJ : « Quand j’étais gosse, j’ai toujours admiré les râteliers où les adultes rangeaient les fusils, je les regardais en mangeant mon goûter mais j’arrivais pas à savoir lequel je préférais. C’est comme ça que j’ai décidé que quand je serai grand, je boufferai à tous les râteliers. »

LM : Comment voyez-vous vos prochaines virées de chasse ?

GJ : « Je ne suis pas fixé, Astrid et Cédric viennent d’arrêter leur équipe pour une histoire de confiture daubée je crois, du coup j’attends de voir ce qu’il en est.. et il y aura peut-être des nouveaux, la chasse attire aussi les jeunes! Le seul truc que je peux vous assurer, c’est que je ne ferai jamais équipe avec Elisabeth Charmot, elle chasse des légumes à l’arc, c’est trop différent, un truc à perdre ses repères tout ça ! »

Moralité : Quand on a les bons chasseurs, on ne peut qu’aimer se faire tirer.

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