Thonon : le commerçant sympa était un imposteur

Les commerçants du centre-ville de Thonon sont rassurés : leur concurrent qui avait eu l’idée saugrenue d’être avenant avec ses clients était en fait un imposteur. La Messagère a enquêté pour retracer les événements.

« Quand on y réfléchit, ce n’était vraiment pas crédible, il souhaitait même une bonne journée aux gens qui ne lui achetaient rien », tempête Brigitte, commerçante de la rue chante coq depuis 83 ans.

Ce coup de colère, elle le tient d’une petite boutique de la grande rue, proche de la sienne. Durant près de 3 mois, un certain Alban a occupé cette petite échoppe, faisant régner un climat délétère parmi les autres commerçants du centre-ville.

« Au debut, tout allait bien, on lui adressait pas la parole et puis un jour il a cherché à tailler le bout de gras », se souvient, choqué, Marc-Antoine, commerçant du quartier des arts. « Il faisait comme si on pouvait être potes, comme si on n’était pas concurrents », s’exclame Charles-André, encore abasourdi.

Les anecdotes s’accumulent : ce mystérieux commerçant serait sympathique et poli avec ses clients, on raconte qu’il prendrait le temps de conseiller et servir chaque visiteur, il participerait activement à l’animation de la rue durant les soirées estivales, il est même fait mention d’un jour où sa boutique aurait été ouverte entre midi et 14h… Les témoignages sont à peine croyables. Joel, qui a été brièvement client, se rappelle : « C’est vrai qu’on avait même l’impression de ne pas le déranger quand on entrait ».

Le dangereux commerçant mis en examen

Mais après 78 jours, les masques tombent, Alban est découvert, pris en flagrant délit de bonnes manières commerçantes et il doit fermer sa boutique. Jean-Marc Brechotte, adjoint au commerce, est acerbe : « Si c’est pour avoir ce genre de comportement, j’arrête tout de suite d’offrir des sapins ».

« J’aurais dû me douter que c’était un étranger avec son nom de kouign-amann », marmonne Joseph, à la sortie de la messe, tandis que Monique, présidente de l’union commerciale, prie pour « qu’il n’ait pas inspiré de mauvaises idées a d’autres car ça fait des années qu’on bosse dur pour faire partir les touristes ».

Les choses sont donc désormais heureusement revenues à la normale et le rideau de fer est retombé sur cet épisode effroyable de l’histoire commerciale locale.

RAPPEL : Ceci est une satire, les propos sont principalement fictifs

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