Dominique Mouillet retrouvé en situation de malnutrition

Depuis qu’il a dû quitter ses fonctions, l’ancien directeur de cabinet est tombé dans un profond déséquilibre nutritionnel. Rencontre.

C’est un homme chétif et visiblement profondément affaibli qui nous retrouve dans un restaurant où il avait, autrefois, ses habitudes. L’établissement anthychois est officiellement fermé en raison de la pandémie mais de nombreuses huiles y déjeunent quotidiennement dans la clandestinité.

Dominique Mouillet était, jadis, le dircab de feu l’empereur Denais. Une époque qu’il se remémore avec nostalgie : « C’était le bon temps, j’étais son bras armé, tout au sommet du système pyramidal, tout passait par moi et même des fois je prenais des décisions tout seul qui faisait chier un max de monde ».

Mais un jour, la pyramide s’est effondrée, l’empire denaisien s’est éteint. Tout le monde a dû faire ses valises pour laisser la place à un nouveau boss en ville, devenu DRH de nos confrères du Dauphiné. Tous ont sombré dans la déchéance de l’anonymat. Et Dominique Mouillet le vit mal.

Terminée l’époque où il dépensait plus de 20000€ par an en frais de bouche non justifiés. « J’en suis arrivé à manger MacDo, voire même une fois j’ai été obligé de manger des pâtes natures, je n’avais plus de truffe à mettre dedans pour assaisonner », nous confie l’homme, particulièrement amaigri. Celui qui était Président de la Société de Sauvetage de Thonon n’a malheureusement pas réussi à se sauver lui-même d’une vie sans argent public.

Cette « grande époque », comme il l’appelle, c’est celle des repas au restaurant 2 jours sur 3, avec une bouteille de vin par personne et un budget d’au moins 100€ par tête par repas. « Ah, ça, je peux vous dire qu’on s’en enfilait avec Jeannot et les copains, apéro, digeo et des bons petits crus, on était pas sur de la piquette, et surtout pas d’eau, jamais rien de transparent »

La Cour des comptes elle-même relevait un manque de transparence dans son rapport d’observation des exercices 2012 à 2018.

Désormais, Dominique Mouillet a dû apprendre à cuisiner seul. « Heureusement qu’il y a Top Chef, Objectif Top Chef, Master Chef, Cauchemar en cuisine et Le Meilleur pâtissier, c’est un truc de dingue de voir des aliments se transformer en plat », confie-t-il, ajoutant qu’il a perdu près de 20 kilos. « Finalement, ce qui me manque le plus, ce ne sont pas les mallettes glissées sous la table par les promoteurs immobiliers, mais plutôt le blanc de poireau en vinaigrette accompagné d’un petit Petrus Pomerol chez Vionnet. »

Mais l’homme regarde vers l’avenir et à su entretenir son optimisme. « Lorsque j’ai été retrouvé inanimé devant la devanture du Prieuré, ça a été un déclic. » Il attaque alors une série d’introspections et de séances de remotivation avec un gourou quelconque du développement personnel, de passage à Oyosoy. « Ça m’a fait un bien fou, j’ai compris qu’on n’avait pas forcément besoin de se faire des gueuletons avec le fric du contribuable pour être heureux. »

De ces leçons tirées du passé, il prépare un livre. Intitulé “La recette du bonheur, ou comment bien manger à moins de 100€ et avec son propre argent”, l’ouvrage sera disponible à la vente en Mairie et dans tous les bons restaurants de Thonon, dès qu’ils rouvriront leurs portes à la plèbe.

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RAPPEL : Ceci est une satire, les propos sont principalement fictifs

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