La blanchisserie des hôpitaux du Léman broie du noir

La blanchisserie des Hôpitaux du Léman à Thonon compte 18 salariés, 13 fonctionnaires et cinq personnes de droit privé en CDI ou CDD
Laver plus blanc que blanc? Oui si l'on en croit les dernières informations confirmant que la blanchisserie des hôpitaux du Léman (HDL) devrait cesser son activité dès juillet, au profit de transports par camions vers l'établissement annécien.

« On a mis les mains dans le cambouis, mais l’Agence régionale de santé (Ndlr: ARS) en a décidé autrement », relève le grand chaman de la Ville de Thonon-les-Bains, Christophe Arminjon.

L’élu, spécialiste de la grande lessive au sein du Conseil municipal y verrait-il un tour de magie noire, voire quelques diableries incisées dans cette opération de délocalisation forcée ?

Certes, basée à Vongy, la blanchisserie des HDL, est jugée trop vétuste selon les instances sanitaires. Lesquelles considèrent qu’elle ne semble plus capable de traiter entre 3,5 et 4 tonnes de linge sale par jour, issues de l’hôpital, mais aussi des établissements d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes.

« Sauf que l’envers du décor montre une autre réalité du tableau. À Annecy, la blanchisserie qui relève aussi du public, a voulu se faire plus grosse que le boeuf. Résultat: il lui faut, en sus, le linge sale du Chablais pour être rentable », explique un fin connaisseur du dossier, dénonçant par ailleurs, l’incapacité des élus de toutes…couleurs politiques, de jouer le premier rôle de…blanchisseurs.

On lave plus son linge sale en famille ?

Et pourtant, le grand chaman de la capitale chablaisienne, propose une solution : transférer cette manutention vers des entreprises du privé et locales, après appel d’offres. Deux candidates étaient en lice. Sauf que si une majorité de syndicats est d’accord pour une non-délocalisation, certains grincent des dents rien qu’en entendant le terme « privé ».

« La structure de Vongy doit être modernisée, ça couterait moins cher qu’un transfert dans le privé », tâcle un syndicaliste. Et d’en rajouter une couche: « Oui, Anncecy c’est du public, mais au bout du compte, on a 13 employés fonctionnaires à Vongy, qui sont dans de beaux draps dès juillet. »

Tambour battant comme dans une machine, le maire thononais s’est mis en quête de battre le linge pendant qu’il était mouillé. Telle une lavandière des temps modernes, il n’écarte pas l’idée d’ester en Justice, partant du principe que les HDL et les hôpitaux d’Annecy, ne font pas partie du même groupement hospitalier.

Grande muette devant l’Eternel, l’ARS qui ne suit pas le même chemin que celui du curé du même nom, conserve son détergent. Qui lui confère une blancheur presque immaculée… Du style: « On lavera plus blanc à Annecy qu’à Thonon! Basta les Chablaisiens, ils n’ont qu’à restaurer leurs fontaines et leurs lavoirs! »

Décidément, Thonon, la belle endormie a du souci à se faire face à Annecy, la petite Venise. Contre toute attente, une idée sombre traverse l’esprit. Pourquoi ne pas faire laver le linge sale des Chablaisiens en Suisse voisine. Faut dire qu’en matière de blanchiment, nos voisins ont déjà eu une certaine… expérience.

RAPPEL : Ceci est une satire, les propos sont principalement fictifs

Devenez l’un de nos auteurs !

La Messagère est un journal parodicohumoristique collaboratif et ouvert à tous. Si vous aimez écrire des blagues qui ont un fond de vrai, jetez un oeil à notre charte éditoriale et proposez-nous vos articles !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*

code

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.