Le système Lapi repère-t-il les gros batards qui se garent comme des connards ?

Entré en fonction le 1er novembre, le contrôle des stationnements par lecture automatique des plaques inquiète les gros batards. Ceux-ci prennent en effet le droit de stationner gratuitement n’importe où. Mais un système automatisé est-il capable de respecter cela ? Pas si sûr...

Fini les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) qui patrouillent pour vérifier si vous avez bien réglé votre stationnement. Une voiture bardée de caméras s’en charge désormais. Le système Lapi (lecture automatique des plaques d’immatriculation) est en fonction à Thonon-les-Bains depuis le lundi 1er novembre. D’ailleurs, nos journalistes n’ont pas réussi à déterminer pourquoi ce système était mis en place un jour férié.

L’avantage : gagner du temps et licencier des agents. Deux d’entre eux s’occupent du système, quand six étaient mobilisés sur l’ancien. Parmi les quatre libérés de leurs fonctions, deux pourront être licenciés, un s’occupera de l’entretien de la machine et un autre pourra jouer plus longtemps aux cartes. Parce que c’est beau le capitalisme libéral. Une véritable système win-win, qui fera entrer plus de prunes dans les caisses et en fera sortir moins en salaires.

Pratique, mais le dispositif inquiète. La voiture Lapi semble prendre quelques libertés vis-à-vis de la loi. Connaissant « les difficultés dans d’autres villes », un lecteur soulève plusieurs remarques non dénuées de pertinence, du coup on a décidé d’en faire un article.

La Zoé à 8 caméras achetée 150 000€ (mais sponsorisée par Amazon pour faire fuir un peu plus le centre-ville)

Se garer sur une place handicapé

C’est un grand classique des gros batards : utiliser les places de stationnement réservées aux personnes porteuses d’un handicap. Sauf que les handicapés eux-mêmes ne pourront plus justifier de leur droit personnel puisque Lapi n’a pas été conçue pour lire les petites cartes sous le pare-brise. Le gros batard se fera donc allumer. Tout le monde à la même enseigne. Mais personne viendra vérifier s’il est vraiment handicapé (ailleurs que dans son intelligence) et il évitera donc la contravention pour filsdeputerie.

Se garer sur un trottoir

Petite habitude des connards de base : monter sur le trottoir qui se situe devant leur destination (ou une place livraison ou un accès pompier, c’est pareil). Lapi lira la plaque mais n’a pas été conçue pour savoir si c’est une place homologuée ou non. Notre conseil aux connards : il vous suffira de bien penser à mettre une pièce pour éviter d’être dérangé et continuer sereinement à gêner la circulation des piétons, des poussettes et des personnes à mobilité réduite.

Exemple de parcage comme un gros batard devant Intermarché (merci à notre lectrice Volpi)

Se garer en ayant négocié une faveur

Quelques batards s’étaient protégés grâce à leurs relations. Policiers, commerçants, élus et radiologues avaient fait en sorte que leur voiture personnelle ne soit jamais importunée sur la voie publique. Mauvaise nouvelle pour eux : la Zoé Lapi ne fera plus aucune différence sur ce point.

Se garer sur deux places à la fois

Certains enfoirés –plus nombreux qu’on le croit– n’ont pas eu la chance de pratiquer les manœuvres de parcage lors de leurs leçons avec l’auto-école et sont obligées aujourd’hui de se garer sur deux places à la fois, faute de savoir braquer correctement leur volant. Là encore c’est une bonne nouvelle pour les gros batards : Lapi n’a pas vocation à repérer comment vous vous garez et donc encore moins à juger si vous avez bien suivi ces putains de lignes. Une pièce suffira et inutile de payer pour deux places puisque personne n’inspectera humainement votre stationnement.

La fameuse « sulfateuse à PV » en action

Sollicité sur ces questions d’incohérences hommes-machines, « Monsieur le Maire ne souhaite pas donner une suite favorable à cette demande ridicule de prolétaire, d’où ne ressortirait aucune félicitation pour sa Sainteté l’Édile », nous a indiqué le service communication. Son avatar contrôlé par ordinateur ne devait pas encore être en service.


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